Suis de retour, j’ai pu dormir un peu (beaucoup même)… Bilan d’une semaine forte en pression et émotion…
Monaco // Pic à 1052 personnes // Pic à -50 chambres et j’en passe…
Si je devais retenir quelque chose de cette grosse semaine, c’est la cohésion interne de notre équipe, pas de crise intersidérale, pas un mot plus haut que l’autre (bon si moi un peu mais je me suis excusée), en back stage on s’est posé les bonnes questions au bon moment pour pouvoir gérer les paquets de caca les uns après les autres sans s’hurler dessus et croyez moi chez nous c’est rare…
Premier challenge: les chambres… Nos statistiques ont totalement explosées, ils se sont tous présentés à la porte et il m’a fallu une bonne dose de patience et de pirouette cacahuète pour m’en sortir… Je me suis heurtée à des gens au faciès hyper fermé (là où j’ai dit à Dany euh tu t’en occupes de celui là il me fait peur LOL) mais qui finalement était hyper sympa et à très bien compris, ou aux gens de la « haute » qui voulait parler à ma chef (hum hum collègue mais bon)… Le plus dur pour moi à été ce genre de chose:
– Choup Choup Mr Banania ne vient pas, tu peux annuler sa chambre! Aleluia, un qui vient pas j’irai brûler un cierge tiens… Je préviens l’hôtel « c’est bon annule Mr Banania il vient pas« … ouf nous ne sommes plus qu’à – 22… et finalement 1h plus tard l’hôtel au téléphone « Choup Mr Banania est en face de moi et on a fait sauter sa chambre je fais quoi?? » Très très difficile… Le back-up je l’avais, pas de soucis, MAIS il faut jouer serrer, tout est une question d’argent… Si tu bloques les dites chambres, tu dois les payer coûte que coûte… Donc si jamais tes mecs viennent pas, bah tu perds des tunes… Sauf que moi je préfère jouer haut la main, je ne les confirme pas les chambres, je les prends au coup par coup, en prenant le risque qu’elles disparaissent… Adrénaline quand tu nous tiens!
2eme Challenge: Faire manger 1000 personnes en même temps quand tu as commandé 750 Repas… Ah ah ah là tu t’attends à quoi un miracle? Non mais sérieux quoi… Bon OK j’avoue le deuxième déjeuner était un peu justo bridoux… Mais encore une fois, si nos statistiques avaient marchées, on passait hyper LARGE…
3eme Challenge: mon cauchemars personnel… La soirée de Gala à Monaco. Monaco j’ai tout eu: trop de place (salle pas belle du tout quand tu as 50 places de libre). Pas assez de place avec des gens qui s’assoient par terre en attendant qu’on dresse des tables… Personne ne mange, ouais j’ai oublié de retirer le PORC… Là je dois assurer, j’ai pas le choix, c’est juste « personnel »… Comme toutes nos stat’s sont fausses cette année, je suis juste hyper angoissée à un moment donné quand même… Je revois mes chiffres, dans tous les sens, je demande l’avis de mes collègues, je suis à 750 commandés pour un potentiel de 835 environ je crois… Big Boss me dit texto « prends pas de risque, augmente à 800, je ne veux pas de drame tu entends? » oui j’entends Chef… Mais en fait NON je décide de ne pas augmenter et de serrer les fesses en me disant « large Choupette, large ça passe« …
20h clap prise un, ça passe ou ça casse… Les bus débarquent, ma salle se remplit à vue d’oeil, et moi je vais tourner de l’oeil si ça continue… Je suis en liaison talkie avec les équipes, ils entendent régulièrement « oh putain ça va jamais passer, je vais me faire tuer... » J’apprendrai après coup que Big Boss n’arrêtait pas de dire « punaise mais c’est pas possible il en arrive de partout ça passera jamais… » La salle est juste PLEINE ça déborde sur les côtés et ça ne s’assoit pas, je prends de la hauteur sur la scène pour voir ce qui ne va pas… je force les gens à s’assoir même s’ils ne sont pas tous ensembles… je ferme les portes en m’assurant que tous les bus sont bien arrivés… OUF tous les popotins ont une chaise… la soirée démarre, et je reçois un SMS « c’était chaud dis donc« … mon Big Boss oui à qui l’dis tu que c’était chaud…
Ambiance de folie, super soirée, vraiment une des plus belles… Je me fais attraper par l’équipe pour aller décompresser sur le dance floor et me retrouve à danser avec Big Boss qui me glisse à l’oreil « heureusement que tu as augmenté les chiffres hein« … et moi de lui répondre « bah en fait tu sais quoi? J’ai pas augmenté… » il m’a fusillé du regard et a explosé de rire en disant « t’en as pas marre de jouer avec le feu? »
Non j’en ai pas marre de jouer avec le feux, au contraire… si je joue c’est que je suis vivante et c’est ça qui me fait vibrer, alors ouais pression maximum, ouais j’ai le coeur qui s’accélère à sortir de ma poitrine quand je vois ces 5 bus arriver en même temps… Mais punaise c’est comme ça que je me sens vivre!