Vous vous rappelez? Le Dimanche 30 Juin, Richard et Laurent se sont alignés sur le Marathon du Mont Blanc, 42 km en montagne.. C’était l’objectif de l’année pour Chouchou, et ma foi il l’a réussi avec brio.

Dimanche, 06h50 après quelques minutes (merci ma fille!) heures de sommeil je suis en pyjama avec ma softshell devant notre appartement d’où je vais voir passer les coureurs. Les attraper en photo n’est pas chose facile car je ne sais absolument pas où il sont les bougres.
Imaginez environ 2.000 Coureurs passer devant moi et je dois reconnaître Chouch’ et Lolo… facile… Easy… Peace of cake… Beh j’ai réussi!
Ma mère sera aussi avec moi et mon père regardera le départ par la fenêtre 🙂
La veille nous avons fait le repérage en voiture pour savoir où je peux les capter passer pendant la course, j’ai tous les points GPS enregistrés dans mon iphone, je ne devrai pas me tromper. Je booste mon père et Louis pour ne pas être en retard, le premier point est à 09h00 quelques kilomètres plus loin mais je prends de l’avance, je me doute que garer la voiture va être compliqué… (ce ne fut pas forcément le cas, mais bon quand même j’ai eu de la chance sur ce coup là)

Ils arriveront avec 15 minutes de retard sur ce qui était écrit sur mon roadbook, on a même cru les avoir raté à un moment donné. Louis n’était pas très souriant, et pour cause… Quand nous sommes arrivés au ravitaillement il cherchait sa copine Maiwenn parce que je cite « Quand Papa lé court et qu’on va au rabito, y’à ma coupine Maiwenn et y’à Titophe », j’ai eu du mal à lui faire comprendre que pas cette fois-ci… Il était triste et s’est vengé sur les quartiers d’oranges et les morceaux de chocolat que les bénévoles ont eu la gentillesse de lui donner.
Les gars arrivent, ils sont frais, pleins d’entrain, et même pas fatigué, tant mieux car la partie la plus difficile arrive. Il va falloir monter à je sais plus combien, et pendant je sais plus combien de temps, mais en gros, va falloir en avoir dans les chaussettes s’ils veulent pas arriver sur les genoux au prochain point de rencontre. Ils repartent et avec mon père et Louis nous repartons à la voiture. Il faut que je change Louis qui a été courir dans les près et du coup est tout mouillé (Merci Cathy pour les conseils niveau change pour les enfants, je m’en suis rappelée LOL), et avec le Daron on se fait une bonne tasse de café (ouais ouais j’avais fait une thermos de café j’avoue…)

Nous avons environ 3h à attendre pour le prochain ravito qui est à 5 km… ca risque de faire long pour Louis mais tant pis on y va. Le parking de la voiture est plus difficile mais en négociant bien j’y arrive et le tout sans abîmer la voiture à Chouchou la classe! Et là bonheur, y’à une aire de jeux pour les enfants… Louis file se faire des copains et faire l’andouille (se rouler dans la boue -j’avais qu’un seul change il rentrera tout crotté -, sauter sur papi, prendre le toboggan la tête en avant, se manger la balançoire…) et nous nous installons avec mon père sur l’herbe… Et la longue attente commence parce que 3h ouais c’est long, faut avoir envie… On encourage les coureurs, pour finalement les voir enfin arriver!
Ils sont chaud, pas mal, et se sentent idéalement « bien » bizarre non? Ils font le plein de Tucs, tomme de Savoie, et autres gourmandises, ils repartent tout de même assez rapidement (même s’ils ont pris du temps pour rester un peu avec nous) et nous décidons de zapper le prochain point… J’ai peur de ne pas avoir assez de temps pour monter avec le télécabine à Flégére, de redescendre reprendre la voiture, retourner sur Chamonix, marcher pendant X plombs pour monter au télécabine du Pratz… et pas moyen pour nous de rater l’arrivée… (et heureusement que l’on a fait comme ça…)
Nous repartons avec Louis et Papa, dépose de la voiture au garage et nous voilà parti à pied pour monter au télécabine. Que dis-je « monter »… en chier ouais… Avec Louis qui était « fatigué » (bah oui pas de sieste) et qui ne voulait plus marcher, moi qui avait vraiment mal aux jambes et mon père aussi qui tirait la langue… BREF… Arrivés au télécabine, on prend les tickets et ça y’est on monte les rejoindre… J’ai le coeur qui bat, mon amoureux va avoir fait le Marathon du Mont Blanc, le truc de ouf total!!!!
Avec une dose de chance on retrouve Laetitia et les enfants sur la ligne d’arrivée et on attend de voir nos 2 hommes arriver. Le temps me parait interminable, mon père à l’appareil à la main prêt à dégainer, et moi je suis bien placée avec Louis qui m’a dit « pas caché derrière la barrière je veux courir avec Papa« , pas de problème mon gamin, je te jette à ton père quand il arrive LOL. J’entends le MC hurler dans le micro plus que quelques minutes pour ne pas dépasser les 07 heures de course encouragez les… je ne sais pas où ils sont, et vu comment ça monte, c’est pas maintenant que je vais lui envoyer un SMS pour lui demander, je mate tout les coureurs arriver, même ceux qui sont le plus loin pour hurler à mon père « ils arrivent SHOOOOOOOOTE »
Ils arriveront ENFIN, en 07h33 de course, frais comme il faut, puant comme des cochons, mais ils sont bien là!!! Franchement vous savez quoi? Mon coeur de femme à fait BOOM BOOM quand je l’ai vu arriver et que son fils est parti le rejoindre… Ouais Ouais j’avoue, j’ai baissé les lunettes de soleil, et j’ai versé ma larme dignement que même personne il l’a vu! Fiérote de son mari la choupette!
C’était le Marathon du Mont Blanc vu de la logistique 🙂
La totalité des photos du MMB ça se passe ICI

